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CCanaux galactophores :Canaux qui vont des lobules au mamelon. C’est par eux que passe le lait lorsque la femme allaite. Ils forment des rameaux qui se réunissent en branches puis en troncs, chaque tronc aboutissant à un orifice au sommet du mamelon.
Cancer d’intervalle :Cancer du sein survenant moins de deux ans après une mammographie qui n’a rien montré d’anormal. Il est découvert par la patiente ou par son médecin lors d’un examen (voir faux négatif).
Cancer in situ :Cancer à un stade initial de son développement, restant limité où il a pris naissance. Dans le cas du cancer du sein, il est généralement situé dans les canaux galactophores.
Cancer invasif :Cancer dont les cellules tumorales ont infiltré le tissu qui entoure les canaux galactophores et les lobules du sein.
Cancer occulte :Cancer du sein qui ne se traduit par aucun signe radiologique et reste invisible sur la mammographie.
Chimiothérapie :Traitement des cancers visant à détruire les cellules cancéreuses. Les médicaments utilisés ont la propriété de bloquer la formation, le fonctionnement ou la multiplication des cellules.
Curage axillaire ou curage ganglionnaire :Intervention chirurgicale qui consiste à enlever tout ou partie des ganglions lymphatiques de l’aisselle, à proximité du sein dans lequel on a découvert un cancer, pour déterminer s’ils contiennent des métastases. C’est un acte à la fois diagnostique et thérapeutique.
DDensité mammaire :Caractéristique du sein liée à sa composition (quantité de tissu graisseux, glandulaire, fibreux). La densité du sein est influencée par l’âge, la génétique, le cycle hormonal et les traitements hormonaux. A la radiographie, plus les seins sont denses plus ils apparaissent blancs, rendant la lecture plus délicate. A la ménopause, les seins deviennent moins denses.
Détection précoce :Mesure visant à découvrir un cancer très tôt dans son évolution, lorsqu’il est de très petite taille.
E
FFaux négatif :Résultat négatif de la mammographie de dépistage, qui s’avère par la suite erroné. La patiente ou son médecin découvre un cancer du sein palpable, alors que la mammographie récente (moins de deux ans) n’a rien montré d’anormal (cancer d’intervalle). En réexaminant la mammographie de dépistage, on peut arriver à l'une des deux conclusions suivantes : il n’y avait effectivement pas de signe alarmant sur la mammographie (cancer occulte) ou un signe pouvant évoquer un cancer a été manqué.
Faux positif :Sur 5 à 7% des mammographies d e dépistage, les radiologues concluent à une anomalie (examen positif). Si les investigations pratiquées à la suite du dépistage montrent que cette anomalie ne correspond pas à un cancer, ce qui arrive 9 fois sur 10, le résultat de la mammographie de dépistage était faussement positif. Ce phénomène est inévitable, car les signes d’alerte sont peu spécifiques, mais par leur formation et leur expérience les radiologues s’efforcent de le maintenir au taux le plus bas possible.
Fibroadénome :Tumeur bénigne du sein, qui affecte en particulier les femmes âgées de 20 à 30 ans, et peut concerner jusqu’à 20% d’entre elles. Il est souvent indécelable mais peut être parfois perçu par la femme lors de l’autopalpation des seins. Il s’agit d’un nodule (une boule) arrondi, mobile, ferme, indolore, et de taille variable (de 1 à plus de 5 centimètres).
GGanglion lymphatique :Petit organe du système lymphatique, où se concentrent les cellules qui combattent les maladies. Il existe des groupes de ganglions (ou chaînes ganglionnaires) dans la nuque, le cou, les aisselles et les aines, également en profondeur le long de la colonne vertébrale.
Ganglion métastatique :Ganglion qui contient des cellules cancéreuses. Lorsque le cancer du sein se propage, c’est avant tout par les ganglions les plus proches, ceux de l’aisselle ou ganglions axillaires. Le nombre de ganglions métastatiques est déterminant pour le pronostic et le mode de traitement du cancer.
Ganglion sentinelle :Premier relais ganglionnaire à recevoir la lymphe d'une tumeur, et donc celui qui a la plus grande probabilité d’abriter des métastases si le cancer se propage. Il est situé dans le sein, dans sa partie supérieure. Prélevé pendant l’opération chirurgicale, il est immédiatement analysé. S’il ne contient pas de cellules cancéreuses, les autres ganglions sont laissés en place. Dans le cas contraire, on procède à un curage axillaire pour juger du nombre de ganglions envahis.
Gros bras (ou lymphoedème du bras) :Phénomène devenu rare, pouvant apparaître à la suite d'un curage ganglionnaire ou d'une radiothérapie, quand la lymphe ne circule plus normalement en l’absence de ganglions lymphatiques. Le liquide s’accumule dans les tissus et fait gonfler la peau : un œdème apparaît dans la main, l’avant-bras ou l’ensemble du bras. Aujourd’hui les techniques opératoires et la kinésithérapie permettent d’éviter dans la majorité des cas son apparition ; il est également possible de limiter les risques en prenant certaines précautions (éviter chaleur et blessures, bien désinfecter une plaie, etc.).
HHER :Abréviation du nom de la protéine herceptine. Cette protéine va se fixer sur des récepteurs qui se trouvent à la surface des cellules tumorales de certains cancers du sein. (20 à 30 % des cas). Les cellules tumorales qui ont un grand nombre de récepteurs HER ont tendance à se multiplier plus vite. Ce phénomène a permis la mise au point d’un traitement spécifique, sous forme d’anticorps qui vont se fixer sur ce récepteur pour prendre la place de la protéine herceptine et ainsi limiter la croissance du cancer.
Hormonothérapie :Certains types de cancers du sein croissent en réponse à la circulation naturelle d’hormones dans le corps. L’hormonothérapie est un traitement médicamenteux dont l’objectif est de supprimer les effets d'une hormone à laquelle une tumeur est sensible.
Hyperplasie atypique :Modification à la fois de l’architecture et de la structure de certaines cellules de la glande mammaire. Les couches cellulaires à l’intérieur des canaux galactophores deviennent plus nombreuses et peuvent présenter des modifications au niveau de la forme des noyaux cellulaires. Dans une zone d’hyperplasie atypique, le risque de voir survenir un cancer est légèrement augmenté.
I
KKyste :Cavité anormale remplie de liquide ou de semi-liquide, généralement de nature bénigne (non cancéreuse). Ce n'est donc pas un facteur de risque de cancer du sein. Si le liquide s’accumule, on peut sentir une masse ovale ou ronde qui se déplace facilement sous les doigts. Le kyste a tendance à devenir dur et sensible avant les règles.
LLobules :Alvéoles situées à l’origine des canaux galactophores. Les lobules sécrètent le lait et les canaux le transportent.
MMacrobiopsie ou biopsie au mammotome :Sous anesthésie locale, prélèvement de multiples fragments de tissu mammaire (on enlève toute la zone suspecte si elle est petite).
Mammographie analogique :Examen radiologique permettant de visualiser chaque sein sur une radiographie classique, développée par passage dans des bains de révélateur et de fixateur.
Mammographie numérique :L’imagerie numérique remplace progressivement la radiologie analogique et permet d’effectuer une radiographie et de la visualiser sur un écran. Par la suite, l’image peut être stockée sur un support numérique (cd, dvd), mais également reproduite sur un support film comme une radiographie classique.
Mammotome :Méthode de prélèvement tissulaire qui utilise le vide (aspiration par dépression) et une aiguille creuse de 3 mm munie d'un petit couteau cylindrique rotatif (Macrobiopsie). Ce système permet de prélever sans interruption plusieurs échantillons de tissus avec une seule ponction. L’intervention est pratiquée en consultation externe, sous anesthésie locale. La mise en place de l’aiguille est guidée par échographie ou par stéréotaxie (système de repérage dans les trois dimensions).
Mastektomie:
Mastodynie :Sensation de tension douloureuse des seins.
Métastases :Développement d’une affection ou de cellules – dans le cas du cancer - à distance du lieu où la maladie s’est initialement développée. A partir d’un certain stade de développement, les cellules cancéreuses peuvent se déplacer dans le corps par le biais du sang ou de la lymphe et créer d'autres sites cancéreux.
NNodule :Formation anormale, arrondie, palpable sous la peau. En radiologie, c’est une image blanche, plus ou moins arrondie, aux contours bien limités, et mesurant entre 1 et 2 cm de diamètre.
P Prélèvement tissulaire :
Pronostic :Estimation concernant l’évolution et l’issue de la maladie; chances de guérison, risque de récidive, de métastases. Différents facteurs se combinent pour évaluer les risques : le type de tumeur, le stade précoce ou avancé du cancer lors du début du traitement. Ils indiquent un « profil pronostique » qui aide à proposer et choisir le traitement le plus approprié.
RRadiothérapie :Traitement utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L'irradiation a pour but de détruire toutes les cellules tumorales tout en épargnant le plus possible les tissus sains.
Récepteurs hormonaux :Molécules (protéines) réceptrices situées à la surface des cellules, leur permettant de détecter la présence d’hormones transportées par la circulation sanguine, ou produites par l’environnement. Les récepteurs hormonaux contrôlent la multiplication cellulaire de certains cancers, traités par hormonothérapie.
SScintigraphie :Méthode d'exploration médicale où l'on injecte une substance légèrement radioactive (le traceur), qui vient se fixer dans l'organe à examiner. Un appareil permet ensuite d'obtenir des images de l'organe et montre, par exemple, la présence d'éventuelles métastases.
Stade précoce :Stade auquel le cancer existe mais ne s’est pas encore manifesté cliniquement. La personne atteinte n’a pas de symptômes et la tumeur ne peut être perçue à la palpation en raison de sa petite taille.
Système lymphatique :Système qui intervient dans le processus de défense de l’organisme (défense immunitaire). A l’intérieur des vaisseaux lymphatiques circule un liquide, la lymphe qui, comme le sang, parcourt tout l'organisme. L’un des rôles du système lymphatique est d’évacuer les déchets des cellules, et de transporter vers les ganglions les virus et les microbes où ils activent le système immunitaire. La lymphe peut transporter des cellules cancéreuses à distance de la tumeur primitive, générant l'apparition de métastases.
TTumeur :Grosseur anormale apparaissant dans un organe. Il existe deux sortes de tumeurs, bénignes et malignes. Les tumeurs bénignes, plus fréquentes, restent généralement localisées. Les tumeurs malignes, qu’on appelle aussi cancers, peuvent envahir d’autres tissus et générer des métastases à distance.
Tumorectomie :Opération qui consiste à retirer une zone du sein dans laquelle s'est développée la tumeur. |











